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18.02.2016

COMMUNIQUE DE MAITRES PATRICK KLUGMAN ET IVAN TEREL, AVOCATS DE LA SOCIETE MARGO CINEMA, PRODUCTEUR DU FILM « SALAFISTES »

COMMUNIQUE DE MAITRES PATRICK KLUGMAN ET IVAN TEREL, AVOCATS DE LA SOCIETE MARGO CINEMA, PRODUCTEUR DU FILM « SALAFISTES »
18 février 2016

 

Par une ordonnance rendue ce jour, le juge des référés du Tribunal administratif de Paris a fait droit à notre demande de suspendre l’interdiction aux mineurs de moins de dix-huit ans laquelle avait assorti le visa d’exploitation délivré par Madame la ministre de la Culture et de la Communication au film « Salafistes ».

 

A rebours de la motivation rendue publique par Madame la ministre de la culture, la juridiction administrative a considéré que le film « qui comporte des scènes de résistance ou de dissidence, permet au public, du fait même de sa conception d’ensemble et de la violence de certaines images, de réfléchir sur la portée de ce documentaire et de prendre le recul nécessaire face aux images ou aux propos qui ont pu y être présentés ».

 

Ce faisant, la juridiction administrative a considéré que le film « Salafistes » participe bien du droit à l’information du public et que la décision de l’interdire aux mineurs de moins de dix-huit ans était entachée d’illégalité.

 

Estimant que les scènes du film, y compris les plus violentes, « participent à la dénonciation des exactions commises contre les populations», le tribunal administratif de Paris a clairement écarté le manque de clarté dans la critique des discours des responsables salafistes, lequel avait, à tort, été relevé pour justifier un véritable acte de censure du film « Salafistes ».

 

Il est de l’honneur de la juridiction administrative d’avoir ainsi permis de protéger la liberté de création, la liberté d’expression et le droit à l’information sous la protection desquels se place le documentaire réalisé par Messieurs François Margolin et Lémine Ould M Salem, ses réalisateurs.

 

Par cette décision et au-delà du seul film que nous défendions, c’est le public qui voit ainsi réaffirmé sans ambiguïté son droit à être informé sur le salafisme et le terrorisme djihadiste.